Tous solistes, les musiciens de DA PACEM maîtrisent avec la même aisance le répertoire de la musique ancienne sur instruments d’époque et celui de la création contemporaine sur instruments modernes et issus des nouvelles technologies.
Depuis la fin de la Renaissance jusqu’à l’ère baroque, leur exigence historique s’articule autour de projets thématiques, imaginant une dramaturgie propre à chaque concert, dans une grande diversité de timbres et d’ambiances. L’orgue d’esthétique italienne, réalisé sur commande et sur mesure par Quentin Blumenroeder, participe à la richesse d’un continuo solidaire qui sert d’écrin à la voix.
La soprano Raphaële Kennedy et le compositeur Pierre-Adrien Charpy, fondateurs de l’ensemble en 1998, l’ont également imposé comme un laboratoire de recherche musicale contemporaine et de dialogue avec des musiciens de tradition orale populaire et savante.
Ni mélange des genres, ni métissage, ni cross-over, leur démarche privilégie la rencontre et la confrontation véritables, avec rigueur et sensibilité.

Les musiciens
Raphaële Kennedy, Vincent Bouchot, Anne Magouët, Isabelle Deproit, Geoffroy Buffière | voix
Virginie Descharmes, Stéphanie Paulet | violon
Marine Sablonnière | flûtes à bec
Sylvie Moquet, Marianne Muller | violes
Julien Lucchi | sacqueboutes
Claire Antonini, André Henrich | théorbe, archiluth
Yannick Varlet, Jean-Luc Ho | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue
Camilla Hoitenga | flûtes
Serge Bertocchi | saxophones
Marylise Florid | guitare
Thomas Keck | guitare électrique
Valérie Dulac | violoncelle
Anaïs Gaudemard | harpe
Jean-Jacques Bédikian, Anne Etienvre | piano


NOUVEAUX PROGRAMMES


  • Tenebrae factae sunt | création 2018 
    Musique de Tomás Luis de Victoria

Raphaële Kennedy, Anne Magouët, Isabelle Deproit, Vincent Bouchot, Geoffroy Buffière | voix
Pierre-Adrien Charpy | orgue

Les pièces de l’Officium Hebdomadae Sanctae de Tomás Luis de Victoria s’inséraient dans un ensemble complexe et très long d’offices. Plutôt qu’une reconstitution liturgique ou une re-contextualisation de ce répertoire, nous en proposons la quintessence avec les neuf Leçons de Ténèbres et les dix-huit Répons de la Semaine Sainte, soit un total de vingt-sept pièces unanimement considérées comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la musique sacrée.


  • Le doux parfum des temps à venir | création 2019

Raphaële Kennedy | voix
Camilla Hoitenga | flûte
Serge Bertocchi | saxophone
Valérie Dulac | violoncelle
Jean-Jacques Bédikian | piano
Isabelle Françaix | vidéo

Le doux parfum des temps à venir explore les méandres de la mémoire et de l’imagination à partir des confidences d’une mère – au soir de sa vie – à sa fille. Ce récit au féminin écrit par un homme interroge les multiples visages de la vérité, aussi insaisissable et riche qu’un parfum. C’est cette transmission d’une quête inlassable de soi parmi les étranges bifurcations d’une vie, ses secrets et ses couleurs que le spectacle met en scène par la rencontre des sons, des mots et des images, comme autant de reflets d’une réalité fugitive. Projections vidéo et artistes sur scène mettent en doutent la présence d’une seule réalité, le passé et le présent se retrouvent dans la transmission d’un désir intense : être et s’accomplir pleinement.

Tout comme la musique, le parfum est immatériel. Tout comme elle, il parle à l’obscur de notre être. Il a la capacité de révéler ce qui n’est pas encore éclairé ou de faire surgir ce qui était oublié. […] Cette cantate sera nocturne. Et féminine. Vibrante de l’amour d’une mère pour sa fille, éclairée par les fulgurances du texte poétique, elle se place « sous le regard des étoiles qui se contentent de scintiller ». Et de bouche à oreille, une fois brisé le sceau du mensonge, la confession maternelle libérera la fille de la peur et de la haine, vers son parfum de femme.
Pierre-Adrien Charpy


  • Au secours ma raison

Raphaële Kennedy | voix
Sylvie Moquet | viole
Claire Antonini | théorbe
Yannick Varlet | clavecin

Bonheur d’aimer et d’être aimé : telle est la quête de celui ou celle qui, par ses attraits vainqueurs, déploie toute son énergie à soupirer, plaire, avoir l’avantage, gagner le coeur, aimer tendrement, chérir tantôt dans l’ardeur et tantôt dans la douceur, toujours dans la constance. Dans ces airs sérieux, brunetes ou petits airs tendres et chansons pour danser de la deuxième moitié du XVIIème siècle, les sentiments ressentis se bousculent : colère, honte, pitié, douleurs et ennuis font écho au tourment, au trouble, à la confusion. Tandis que les reproches fusent dans une peine ou une langueur extrêmes, les forces en action dépassent la raison que l’on appelle au secours.


PROGRAMMES EN DIFFUSION


  • Henry Purcell – faces of women

Raphaële Kennedy | voix
Sylvie Moquet | viole
Marc Wolff | théorbe
Yannick Varlet | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue

Toutes les femmes qui habitent la poésie des songs de Henry Purcell sont autant d’images contrastées. On trouve dans les recueils Orpheus Britannicus et Harmonia sacra – dont des extraits font l’objet de ce programme – la bien-aimée absente, dédaigneuse, cruelle, l’amoureuse elle-même transie, la future reine, la Déesse, la Vierge. Purcell leur rend tour à tour hommage avec le génie qu’on lui sait. 

Henry Purcell
The sparrow and the gentle dove (live)

Raphaële Kennedy fait preuve de la plus grande habileté et de profondes affinités avec ce style de musique. […] Elle met toute la profondeur de ses sentiments dans ces diverses atmosphères. C’est la poésie même, elle distille la grâce et entraîne dans le rêve.
L’impartial, Denise de Ceuninck, 2005

On tombe sous le charme de la parfaite adéquation entre le soprano et la musique de Henry Purcell. Les interprètes ravissent l’âme et l’imaginaire, tandis que la soliste plane de façon presque irréelle. Un moment unique et merveilleux.
La liberté, TD., 2005

A toutes ces femmes […] la soprano prête sa voix multiple et souple […]. Elle évolue en arabesques claires, vit et module ses textes en une diction parfaite.
La Provence, G.L., 2007

Au delà de la beauté et de l’élasticité naturelle d’une voix toujours bien placée, la jeune femme […] donne une belle consistance à chacune des œuvres, arrivant à faire briller la palette des sentiments. Avec d’autant plus d’aisance qu’elle est accompagnée par un solide quatuor qui magnifient les partitions de Purcell. 
La Marseillaise, Michel Egéa, 2007

[…] une voix aux inflexions contrastées, tour à tour sensuelle, rieuse, céleste, bouleversante, que servent avec beaucoup d’à-propos les instrumentistes.
Marseille l’hebdo, M.-J.L., 2007


  • Le désarroi amoureux
    Musique italienne du XVIIème siècle

Raphaële Kennedy | voix
Sylvie Moquet | viole
Marc Wolff | théorbe
Yannick Varlet | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue

A la charnière des XVIème et XVIIème siècles, la notion d’une musique équilibrante à l’image de l’harmonie des sphères est progressivement abandonnée au profit d’un art musical vecteur de l’expression des passions de l’âme humaine. De toutes ces passions, le sentiment amoureux est de très loin le centre de préoccupation majeur des poètes ; et comme il eut été inconvenant de se vanter d’un amour heureux, le désarroi amoureux est décliné sous toutes ses formes. 

Claudio Monteverdi
Si dolce è’l tormento (live)


  • Une alchimie musicale : Dietrich Buxtehude

Raphaële Kennedy | voix
Virginie Descharmes, Stéphanie Paulet | violon
Sylvie Moquet | viole
Marc Wolff | théorbe
Yannick Varlet | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue

Comment résister au plaisir d’explorer l’univers de cet immense musicien?
Véritable passeur entre les styles et les époques, il a réalisé une synthèse époustouflante des traditions polyphonique, numérique et rhétorique de ses prédécesseurs, avec une poésie très personnelle, en proposant des architectures d’une ampleur alors inconnue, le tout agrémenté d’une grande tendresse, en prenant soin que sa musique soit accessible à tous, du spécialiste au néophyte. Ce n’est pas sans raison que Bach en a fait son modèle! 

Dietrich Buxtehude
O dulcis Jesu (extrait CD Une alchimie musicale)

Une alchimie musicale parfaite. […] Les interprètes n’ont pas économisé leurs talents qui sont nombreux. Le timbre de Raphaële Kennedy, diaphane et aérien sait s’incarner en de vibrants accents. […] Cette soprano a un sens profond de la déclamation qui fait merveille ici dans cette musique qui s’appuie en permanence sur le texte.
Utmisol, Hubert Stoecklin, 2011

[…] la soprano Raphaële Kennedy se fait exacte complice de la piété buxtehudienne. […] [Elle] sait stimuler de l’intérieur le pouvoir des mots, motets latins et allemands confondus. Cependant qu’à la justesse de l’expressivité s’ajoute, chez elle, la virtuosité, non pas conquérante et sûre de ses effets, mais soucieuse de toucher, plutôt que de plaire. Ainsi se dessine le plus fervent des portraits de ce créateur insigne […].
Classica, Roger Tellard, 2011

Buxtehude transmuté. […] Dans ces pièces, le timbre et le phrasé de Raphaële Kennedy font merveille : sa voix parfois éthérée et son chant sans effet ont juste ce qu’il faut pour donner un caractère humain à des plaintes sacrées, avec un Klag-lied final, autrement dit une déploration, qu’elle déroule avec émotion comme une litanie douloureuse qui ne finirait jamais.
Musikzen, Gérard Pangon, 2011

Au service de superbes opus à découvrir, [les instrumentistes] créent un univers subtil, intimiste et poétique pour soutenir et dialoguer avec le très beau timbre de la soprano, suave, aérien et parfaitement maîtrisé. 
Zibeline, Frédéric Isoletta, 2011


  • O beata Virgo
    Musique italienne mariale du XVIIème siècle

Raphaële Kennedy | voix
André Henrich | théorbe
Yannick Varlet | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue

« Qui est-elle celle qui brille comme l’aurore, lorsqu’elle paraît ?…belle comme la lune, distinguée comme le soleil, elle remplit d’allégresse la terre, les cieux, les mers. » 

Tarquinio Merula
Canzonetta spirituale sopra alla nanna (extrait coffret 2 CD Sillages)


  • Extase, fastes et pénitence
    Musique française sacrée des  XVIIème et XVIIIème siècles

Raphaële Kennedy, Anne Magouët | voix
Sylvie Moquet | viole
Marc Wolff | archiluth
Yannick Varlet | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue

L’art français offre en pleine période baroque une forme de classicisme dont Versailles est l’expression la plus aboutie. Sous l’influence de la Contre Réforme, des Jésuites et de Madame de Maintenon, l’art sacré occupe une place prépondérante. Si la pénitence reste en ce « Grand siècle » l’un des fondements du catholicisme, deux autres caractéristiques se dégagent dans la pratique religieuse : le faste, exaltation du pouvoir de Dieu, de ses ministres ou du monarque de droit divin et l’extase, expression de la mystique sensuelle de Sainte Thérèse d’Avila ou de Saint Jean de la Croix. Ce choix de petits motets met en valeur la richesse de cette trinité expressive.

Daniel Danielis
Adore te mea salus (extrait live)

L’auditoire a vécu un moment musical d’exception. Extase, fastes et pénitence […] ont été magistralement transmis à l’auditoire. La voix limpide et pure de Raphaële Kennedy se mêle à celle, puissante et ample, d’Anne Magouët dans une même sensualité. La diction est véloce et fluide mais tout en rondeur. Et parfois le temps semble s’arrêter pour ne laisser place qu’à l’unique spiritualité, comme dans ces réponses en écho lointain du motet de Danielis.
L’Eclaireur du Gâtinais et du Centre, B. M.-R., 2010

L’auditoire se voit proposer un voyage spirituel […]. Il suffit d’écouter et le culte du beau, la nature du sacré, l’humilité de la condition humaine, l’inclinaison devant le divin éclatent, sublimés par l’excellence des interprètes. La merveilleuse tessiture des voix suscite frissons et émotions. Le public suit, troublé, enthousiasmé, émerveillé.
Le Dauphiné Libéré, Christine Barbier, 2010


  • Élégance et insolence à la cour de Charles IX
    Musique de Guillaume Costeley, Guillaume Boni, Anthoine de Bertrand, Claude Lejeune

Raphaële Kennedy, Vincent Bouchot | voix
Marine Sablonnière | flûtes
Sylvie Moquet | viole
Julien Lucchi | sacqueboute
Pierre-Adrien Charpy | orgue

De grands hommes ont incarné l’idéal de la civilisation humaniste de la Renaissance. Sensibles à cette préoccupation, certains rois de France donnèrent leur approbation à quelques lettrés et musiciens entre autres grands esprits; c’est le cas de Charles IX, prince instruit et cultivant les lettres. Dans une préface adressée à Charles IX, Ronsard écrit pour le plus grand bonheur des musiciens : « Celui, Sire, lequel oyant un doux accord d’instruments ou la douceur de la voix naturelle ne s’en réjouit point, ne s’en émeut point et de tête en pieds n’en tressaut point, comme doucement ravi, et si ne sais comment dérobé de soi : c’est signe qu’il a l’âme tortue, vicieuse et dépravée ».

C’est un répertoire d’une grande variété qui coule à l’oreille: de la superbe mélodie Je suis déshéritée de Claude Lejeune, interprétée avec une infinie suavité par Raphaële Kennedy, aux étranges chansons chromatiques ou mesurées à l’antique du même compositeur, avant-gardiste pour son temps. […] Ce sont les textes de Pierre de Ronsard qu’on goûte […]. Tout un univers raffiné qui côtoie le grivois… et des textes franchement lestes! Vincent Bouchot se les met en bouche et ténorise avec un plaisir visible de renvoyer sa réplique rabelaisienne à sa soprano partenaire… tout aussi truculente! 
Zibeline, Jacques Freschel, 2015


  • Ulysse au féminin
    Cantates françaises du XVIIIème siècle

Raphaële Kennedy | voix
Stéphanie Paulet | violon
Marine Sablonnière | flûte
Marianne Muller | viole
Yannick Varlet | clavecin

Ulysse au féminin est une histoire d’eau. Musicale, poétique, symbolique […]. Et par eau, on entend moins les miroirs que les marées, les rochers et les tempêtes, la fureur des éléments dans le cadre retenu d’un concert à la française. Alternant cantates et pièces instrumentales […], le programme y associe des évocations parlées, constituant, par-dessus la succession des pièces de concert, un vaste opéra de chambre inédit avec récitatifs qui conterait les travaux et les jours d’un Ulysse au féminin – c’est-à-dire précisément des femmes qui font et défont Ulysse au long de son Odyssée, rendant au héros sa part féminine et justifiant le genre grammatical de son aventure. Elles sont nombreuses, […] – amoureuses, tempétueuses, dangereuses, fidèles ou nourricières, elles en disent autant sinon plus que la sueur et le cuir sur l’étoffe du héros.
Didier Lamare


Elisabeth Jacquet de la Guerre
Le Sommeil d’Ulisse (extrait live)

On voudrait, pour cerner au plus juste la voix de Raphaële Kennedy dans ce programme, oser le mot liquidité – s’il n’avait pris cette affreuse valeur marchande. Un soprano satiné, ductile, parfois moiré comme les linges qu’on apporte au héros de retour dans sa patrie, une voix perse comme les yeux d’Athéna […]. On voudrait savoir dire ce qu’on a entendu de ces histoires d’eau, de marées et de tempêtes. L’étale dans l’unisson parfait du violon et de la flûte, l’une se glissant dans le sillage de l’autre, inventant un joyau sonore rare dont les attaques et la tenue ne sont ni celles de l’archet, ni celle du souffle – mais quelque chose d’autre qui a peut-être à voir avec l’esprit de la voix. Le ressac ample ou turbulent de la basse continue, complicité virtuose de la viole et du clavecin, dessinant sans cesse, d’un geste à chaque fois éphémère, de nouveaux chemins où poser le chant.
Demi-cadratin.fr, Didier Lamare, 2016


  • Leçons de ténèbres de Nicolas Bernier

Raphaële Kennedy | voix
Sylvie Moquet | viole
Pierre-Adrien Charpy | orgue
Plain chant

Nicolas Bernier est incontestablement l’une des figures les plus marquantes de la musique française du début du XVIIIe siècle. Ses Leçons de Ténèbres occupent une place particulière dans son œuvre : outre le fait qu’aucune d’entre elles ne furent publiées, elles sont l’expression d’un art typiquement français chez un compositeur volontiers italianisant.

Nicolas Bernier
1ère leçon de Ténèbres du premier jour (extrait CD Leçons de Ténèbres du premier jour)

L’interprétation de ces Leçons ne peut susciter que des éloges : la voix de Raphaële Kennedy est sûre, souple, attentive à la moindre inflexion du texte musical et en parfaite complicité avec le continuo. Son timbre est à la fois clair, homogène et chaleureux.
Répertoire, Michel Lamalle, 1998

Tout est grâce et délicatesse dans la voix douce et claire de Raphaële Kennedy. […] Tout concourt à l’extase […].
Classica, Stéphan Perreau, 1998

Le caractère pieux révélé par la soprano Raphaële Kennedy est prodigieux de simplicité : sans artifice, elle communique, dans une totale abstraction d’elle-même, la souffrance, la tristesse et le doute par des « lamentations musicales » qui touchent au cœur et font mouche. […] Une exaltation qui enivre et ravit […].
Crescendo, Noël Godts, 1998

Raphaële Kennedy [se] montre d’un naturel et d’une précision sans faille […].
Diapason, Jean-luc Macia, 1998


  • À nos ancêtres, à nos enfants
    Rencontre du compositeur Pierre-Adrien Charpy et du balafoniste traditionnel burkinabé Moussa Héma

Raphaële Kennedy | voix
Moussa Héma | balafon, n’goni, voix
Sylvie Moquet | viole
Yannick Varlet | clavecin
Pierre-Adrien Charpy | orgue

Je voulais que cette rencontre avec le balafoniste burkinabé Moussa Héma atteigne une forme de joie et de jubilation à partir des profondeurs parfois troubles des êtres et de l’Histoire. Pouvions-nous ouvrir les traditions, les époques et les styles les uns aux autres, avec énergie et santé, sans compromettre leur identité? Cette pièce est pour moi une rencontre avec l’autre, tout autant qu’avec soi-même, au plus intime.
Pierre-Adrien Charpy

Cette très longue pièce n’en est pas une, non plus qu’elle n’est une composition à part entière: c’est une rencontre entre musiciens. […] Entre la voix initiatique de Raphaële Kennedy, les instruments chromatiques de l’ensemble Da Pacem […] et ceux, pentatoniques, de Moussa Héma: le n’goni « des hommes jeunes », le balafon en bois de vène, son chant en langue dioula qui honore le plus vivace des cultes africains, la référence aux ancêtres, la promesse aux enfants. C’est une symphonie baroque et fantasque […]. C’est un concert  – au sens étymologique. […] une oeuvre de respect mutuel, une affaire d’accueil et de don.
Didier Lamare

Pierre-Adrien Charpy / Moussa Héma
Danse (extrait coffret 2 CD Sillages)

La matière sonore du balafon est pleine de rires et de fantômes, le souffle de l’orgue et le grain du clavecin font pleuvoir sur la danse de la fertilité, la viole chante la racine profonde et les rapides du fleuve. Selon notre degré de confiance en l’avenir, la voix de soprano plane dans un coucher de soleil sur des ruines rouges ou comme la lumière blanche de l’oiseau qui s’envole de l’arbre. Entre l’Europe et l’Afrique d’hier à aujourd’hui, À nos ancêtres, à nos enfants est un concert de transmission, une musique à hauteur de frères humains.
Didier Lamare, 2017

Respect ému aux anciens et hommage tendre aux enfants, le concert avait un titre qui était programme. Tourné vers le passé et regardant l’avenir, il faisait d’une musique ancienne et d’une musique nouvelle, les deux intemporelles, secondées d’une musique traditionnelle africaine, une magnifique harmonie en acte, actuelle, un beau présent, un superbe cadeau.
Classiquenews.com, Benito Pelegrín, 2011


  • Motets à une et deux voix d’André Campra

Raphaële Kennedy, Claire Lefilliâtre | voix
Virginie Descharmes | violon
Pierre-Adrien Charpy | orgue

Fédérateur des styles français et italien jusque dans ses plus petits motets, André Campra est l’homme des vocalises jubilatoires, des harmonies subtiles, d’une orchestration colorée et des mélodies raffinées. Dans son Apologie de la musique française, Laugier résumait parfaitement en 1754, l’âme de cette figure marquante du XVIIIème siècle français : Lalande est un artiste qu’on estime davantage, Campra est un séducteur qu’on aime infiniment.
Stéphan Perreau 

André Campra
Salve Regina (extrait CD Motets à une et deux voix)

Les deux jeunes solistes […] rivalisent de grâce et d’inspiration : pureté d’émission, beauté des vocalises, intensité et justesse expressives […].
Le Monde de la Musique, Philippe Venturini, 2000

[…] les interprètes […] ont su faire montre de « goût » – et du meilleur…
Télérama, Xavier Lacavalerie, 2000

Raphaële Kennedy s’adjoint les talents de Claire Lefilliâtre pour créer un véritable tourbillon émotionnel.
Classica, Coralie Welcomme, 2000

Both singers have beautiful voices […]. Raphaële Kennedy’s tone is […] perfect, and her subtle use of vibrato adds a bit of spice to the music, without getting in its way.
Classical Music Web, Kirk McElhearn


DISCOGRAPHIE


Pierre-Adrien Charpy
À nos ancêtres, à nos enfants dans coffret 2 CD Sillages
Raphaële Kennedy | Moussa Héma | Sylvie Moquet | Yannick Varlet | Pierre-Adrien Charpy
Cypres


Dietrich Buxtehude
Une alchimie musicale
Raphaële Kennedy | Virginie Descharmes | Stéphanie Paulet | Sylvie Moquet | Marc Wolff | Yannick Varlet | Pierre-Adrien Charpy
K 617


André Campra
Motets à une et deux voix
Raphaële Kennedy | Claire Lefilliâtre | Virginie Descharmes | Pierre-Adrien Charpy
Arion


Nicolas Bernier
Leçons de Ténèbres du premier jour
Raphaële Kennedy | Emmanuel Jacques | Pierre-Adrien Charpy | Hélène Decarpignies | Edwige Parat | Karine Sérafin
Champeaux


Crédits photos:
Da Pacem©Isabelle Françaix
Pierre-Adrien Charpy et Raphaële Kennedy©Isabelle Françaix
Le doux parfum des temps à venir©Isabelle Françaix
Au secours ma raison©Isabelle Françaix
Raphaële Kennedy et Anne Magouët©Alain Anselm
Raphaële Kennedy in Ulysse au féminin©Isabelle Françaix
À nos ancêtres, à nos enfants©Isabelle Françaix